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Réponse aux critiques

Après la parution du repartage de « néoTV » sur SPHERAVAGUE, le 3 septembre 2021, qui a été un grand succès avec plus de 3,140 millions de vues et plus d’un millier de commentaires, j’ai voulu répondre à certaines critiques après coup pour ne pas entrer dans une escalade verbale et interminable.

Critique N°1 : (DC) « Donc si on résume, l’intérêt c’est de pouvoir faire du bateau à un moment où tu es sûr que les secours auraient les pires difficultés à venir t’assister ? Parce que je n’ai pas entendu un seul argument convaincant dans cette vidéo ! Un doux allumé en quelque sorte ! »

Réponse N°1 : Il est évident de ne pas prendre de risque pour rien. Normalement, il n’y a pas un seul bateau qui sort quand un ouragan arrive. Malheureusement, il peut y avoir des bateaux qui se trouvent malgré tout face à une tempère. Sur l’eau, tout peut arriver et très vite. Il ne faut pas se fier aux apparences. Même sur des lacs, de nombreuses personnes ont péri (comme sur le lac LEMAN). Un bateau peut chavirer par un concours de circonstances, même par beau temps. Régulièrement nous avons des récits de naufrages causés par des vagues scélérates, des vagues bâtardes, des tourbillons impétueux, des coups de vents violents…

SPHERAVAGUE ne chavire pas irrémédiablement car elle est autoredressable comme pour les vedettes des SNSM. C’est une machine expérimentale permettant de démontrer que l’on peut voguer sur l’eau en toute sécurité, même quand la mer est déchainée. Sa forme sphérique lui confère une très grande résistance pour affronter des vents très violents et des vagues géantes. Cette petite embarcation hors du commun, entièrement étanche, a été conçue pour surmonter des situations désespérées. Elle peut servir de capsule de survie mais elle peut aussi être utilisée pour la promenade, le tourisme pour admirer le paysage et les fonds marins. SPHERAVAGUE est un petit bateau multifonction dont les applications sont nombreuses dans les domaines de la sécurité, des loisirs, de la distraction, de la recherche, de l’exploration, de l’intervention…

SPHERAVAGUE ne peut pas être comparée à un bateau de croisière ou pour faire de la vitesse. C’est tout simplement un bateau sécurisé pour se déplacer en toute tranquillité par n’importe quel temps.

Critique N°2 : (JB) « Alors, un bout de bois dans une mer formé tu coule, 8km/h dans une tempête à mon avis tu recules au lieu d’avancer, et l’autonomie plus que sceptique   oui c’est marrant mais c’est tout … »

Réponse N°2 : Je le redis, SPHERAVAGUE est étanche. Des tests ont été réalisés en surpression interne (défavorable) et ont montré des fuites à partir de 100 mbar uniquement au niveau des joints des panneaux de pont. Si on se replace dans les conditions réelles, c’est-à-dire en surpression externe, ça ira dans le bon sens en écrasant les joints et en augmentant l’étanchéité. Les calculs montrent que la sphère, qui est une bulle d’air, ne devrait pas aller au-delà de quelques mètres sous l’eau (environ 4 m max) donc il y aura probablement de temps en temps les joints qui vont suinter mais rien de grave et de permanent.

Il ne faut pas confondre vitesse et force. SPHERAVAGUE peut résister à des vents de plus de 180 km/h ce qui correspond à une certaine force appliquée sur la partie émergée de la sphère.

L’autonomie dépend de la vitesse ; plus vous allez vite et moins vous irez loin. Par exemple à une vitesse de 4 km/h (mi-régime) SPHERAVAGUE peut parcourir pratiquement 70 km par beau temps…

Critique N°3 : (FB) « Un gros caillou et boum!… plus de plexi!… »

Réponse N°3 : La coque est en plexi coulé et il faut savoir que ce plexi est 30 fois plus résistant aux chocs que le verre ordinaire. Donc pas de boum !…

Critique N°4 : (FA) « Le taux de CO2 n’est-il pas trop important au bout d’un certain moment ? »

Réponse N°4 : Oui vous avez raison. Le volume de la sphère creuse entièrement vide est de 3,5 m3 mais en ajoutant à l’intérieur tous les équipements plus une personne, il faudra prendre un volume utile d’environ 2,5 m3. En considérant un homme seul au repos (consommation de 10 litres d’air par minute), dans un volume fermé de 2,5 m3, le temps maximum de respiration avant l’anoxie est : t = 2500 / 10 = 250 minutes soit 4 heures. Pour 2 personnes installées à l’intérieur de la sphère, sans effort, il ne faudra pas qu’elles restent plus de 2 heures avec toutes les ouvertures fermées. Par confort, il faudra donc ventiler la cabine toutes les heures (pour info, un volume par heure, c’est aussi le taux de renouvellement d’air préconisé pour la ventilation nucléaire).

La sphère est donc équipée d’un système de ventilation rapide (avec un débit d’environ 2 m3 / minute) pour renouveler complètement l’air de la cabine dans des périodes de très fortes tempêtes, minimisant ainsi les risques d’entrée d’eau par les orifices (entrée et sortie d’air). Ce système est à double flux pour être plus efficace et plus sûr. En effet, si une panne survient sur un ventilateur, le deuxième assurera tout de même la fonction de ventilation de la cabine (soit en expulsion, soit en aspiration de l’air). Le système qui comprend un ventilateur pour l’entrée d’air (vers le bas) et un ventilateur pour l’extraction (vers le haut), est équipé de 2 vannes manuelles.

Donc si je ventile au moins 1 minute toutes les heures, tout va bien…

Critique N°5 : (HM) « Bonjour, Et en matière de collision avec les rochers ? »

Réponse N°5 : SPHERAVAGUE n’est pas une machine indestructible même si sur l’eau elle est très résistante. Elle n’est pas prévue pour ce genre de situation. En effet, si elle s’échoue sur des rochers, il vaut mieux évacuer en urgence car aucun bateau ne résisterait aux chocs destructeurs des vagues. En revanche, sur l’eau si SPHERAVAGUE percute un conteur ou un autre bateau, elle va rebondir car le plexi résiste bien aux chocs (voir réponse N°3).

Critique N°6 : (PK) « Est ce que les sacs pour vomir sont inclus ? »

Réponse N°6 : SPHERAVAGUE est comme une bouée ronde de corps mort ; à l’arrêt elle va suivre le clapot (ou vagues courtes) et peut provoquer le mal de mer. Pour pallier ce problème il faut que les hélices tournent, même lentement, pour stabiliser l’embarcation. Mais d’où vient le mal de mer ?

Le mal de mer (ou naupathie) est une forme de mal des transports (cinétose) caractérisé par des nausées dues au mouvement du bateau. En général, il apparait à la suite d’un conflit (visuo-vestibulaire) entre les perceptions visuelles et l’oreille interne (signaux de mouvement de l’organe vestibulaire). La fréquence de référence est le Hertz (Hz). En dessous de 1 Hz, le corps humain tout entier réagit aux vibrations en accompagnant les mouvements du bateau. Le mal de mer peut alors se manifester dans les basses fréquences (en dessous de 0,5 HZ). Il semble exister une zone d’ambiguïté perceptivo-motrice vers 0,2 Hz qui déclencherait les cinétoses. Donc pour ne pas trop souffrir sur l’eau, il vaut mieux utiliser un bateau qui possède une fréquence d’oscillation au-dessus de 0,5 Hz. SPHERAVAGUE est dans ce cas. Il faut savoir aussi qu’un passager à bord d’une embarcation qui ne peut pas bien voir à l’extérieur (dans une cabine ou dans une partie enfermée sous le pont), est plus exposé au mal de mer que celui qui peut observer l’horizon dans un champ visuel élargi. La sphère transparente, avec sa visibilité horizontale à 360 °, est parfaitement adaptée pour les personnes sensibles à ces troubles sur l’eau. Ce mal de mer peut aussi être provoqué par une insuffisance de l’aération. La sphère possède une ventilation double flux très puissante qui assure une très bonne aération.

Moi qui suit sensible à ce problème, je n’ai pas le mal de mer dans ma machine.

Critique N°7 : (JRdn) « Il y a la clim j’espère dedans, une serre ambulante en quelques sorte ! »

Réponse N°7 : Non il n’y a pas la clim, mais je pourrais la mettre, sauf que ça consomme pas mal et ça serai au détriment de l’autonomie. En effet, il existe une micro clim portable (de 100W à 450 W, 48V et 7,5 A max) qui pourrait faire l’affaire, mais qui coute tout de même 1000 € pour m’en servir qq fois l’été. Pour le moment, quand il fait 35 °C , j’évite de sortir. A la base, je suis parti du principe que par mauvais temps il n’y a pas trop de soleil et les vagues refroidissent la coque. Pour limiter la température intérieure, j’ai tout de même prévu un toit blanc ainsi que des sièges blancs car le blanc réfléchit les rayons de soleil. Il y a aussi la ventilation double flux qui fonctionne en permanence, ce qui permet de maintenir une température (environ 3°C de plus par rapport à la température extérieure). Normalement SPHERAVAGUE  est prévue pour sortir l’hiver (c’est l’idéal car il fait bon à l’intérieur et on est au sec) mais je fais tout de même quelques sorties l’été pour des démonstrations. Par beau temps, il n’y a aucun risque de laisser les panneaux de pont ouverts pour faire entrer de l’air frais. Il est vrai que si SPHERAVAGUE doit toujours être utilisée sur un lac en pleine canicule, il faudra en effet que j’installe une petite clim.

Critique N°8 : (FJ) « POURQUOI ? Faiiirrrr, la Toupie! »

Réponse N°8 : Faire la toupie sert seulement à donner des sensations curieuses sur l’eau pour amuser les passagers. Cela me permet aussi tester la machine entrainée dans des tourbillons provoqués par des grosses vagues et de m’entrainer à recevoir des accélérations pendant qq secondes. En effet je fais 1 tour par seconde ce qui correspond à 2 g sur le corps.

Critique N°9 : (AV) « le plexi avec des vagues de 20 m de haut….on en reparle…!! »

Réponse N°9 : J’ai calculé que la sphère sera entièrement immergée à partir d’une hauteur de chute de 10 m. Une vague de 20 m de haut, enfoncerait le centre de la sphère de 600 kg à 3 m sous l’eau ce qui génère une pression moyenne de 0,3 bar (soit 3 T/m2) et une décélération de 7 g en 100 ms. Donc la sphère en plexi qui est étanche et qui peut résister à une pression de 1 bar (soit 10 T / m2 ou 10 m sous l’eau), supportera la chute provoquée par une très haute vague. Si maintenant, une vague de 20 m de haut tombe sur la sphère, elle va s’enfoncer sous une masse d’eau de 3 Tonnes (soit une pression sur la sphère d’environ 1 T/m2) pour être entièrement immergée puis elle peut descendre encore à plusieurs mètres sous l’eau pour ensuite remonter rapidement car c’est une bulle d’air. Les inconnues dans cette situation, ce sont les effets combinés face à ces vagues géantes (pics d’impact, tourbillons, mousses et bulles d’air, surpressions ou dépression locale…). Des tests dans de grosses vagues déferlantes nous le diront.

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